L’analyse du niveau narratif du récit

Séquence 1 : Dutilleul et la transformation de sa vie ordinaire : la manipulation
Dans cette séquence, j’ai divisé en deux segments la narration. Dans le premier segment, on voit comment le sujet, un excellent homme nommé Dutilleul, découvert son pouvoir, mais d’abord, cette pouvoir est passif, parce que le sujet est un homme ordinaire. Pour l’instant, cette pouvoir est (le sujet lui-même aussi) son opposant et pour cela, le sujet va à un docteur, à son adjuvant. Son objet, l’axe du désir est d’abord s’échapper de cette pouvoir. On voit deux adjuvants ici : le docteur et le médicament.
Dans le deuxième segment, on voit de nouveaux changements se produire dans la vie de sujet. Il s’agit d’une manipulation avec l’énoncé : Peut-être eût-il vieilli dans la paix de ses habitudes sans avoir la tentation de mettre ses dons à l’épreuve, si un événement extraordinaire n’était venu soudain bouleverser son existence. M. Mouron, son sous-chef de bureau, appelé à d’autres fonctions, fut remplacé par un certain M. Lécuyer. Le nouveau sous-chef n’est pas ordinaire, celui qui est complément diffèrent de la vie à laquelle Dutilleul était habitué. Il n’aime pas Dutilleul, et il voudrait que Dutilleul abandonne leurs habitudes et travaille comme il l’entend. Mais le sujet garde son statut celui qui est dans le premier segment, et il accepte ce nouveau sous-chef comme un ennemi (opposant) de son excellente vie. Il est désormais dans couloir des Débarras.
Séquence 2 : Dutilleul et la découverte le pouvoir de son talent : la compétence
Dans cette séquence, j’ai divisé en deux segments la narration. Dans le premier segment, le sujet est dans une situation vaincue et on voit que l’opposant, celui qui est dans le premier segment, transforme comme le sujet. Dutilleul n’est plus un excellent homme et n’a plus une excellente vie. Pour retrouver cet excellent état, la situation habituelle, le sujet décide d’user de son pouvoir et agit contre son nouveau sous-chef, M. Lécuyer, c’est-à-dire son ennemi (opposant). Grâce a cette pouvoir, il finit par transformer son ennemi en folie (Savoir-faire).
Dans le deuxième segment, le sujet a désormais découvert son pouvoir et la transformation « tragique » grâce à son talent. Il put revenir de nouveau à l’excellente vie. Mais quelque chose en lui réclamait, un besoin nouveau, impérieux, qui n’était rien de moins que le besoin de passer à travers les murs. Le pouvoir était désormais disponible et n’était plus un objet redouté, mais un objet de besoin (Vouloir-faire). Il se préparait pour la scène de performance : Il sentait en lui un besoin d’expansion, un désir croissant de s’accomplir et de se surpasser.
Séquence 3 : Dutilleul et Garou-Garou : la transformation du sujet et de l’objet
Dans cette séquence, on voit les mêmes mais deux sujets différents. Le deuxième sujet est différent de Dutilleul par sa personnalité. Ces deux sujets se distinguent comme : Dutilleul, qui faisait le trajet à pied, à la belle saison ; Garou-Garou, qui est un voleur qui a volé une banque pour de l’argent. Un autre point est ce que Dutilleul est un excellent homme : Dutilleul devenu l’un des hommes les plus riches de Paris, était toujours ponctuel à son bureau et on parlait de lui pour les palmes académiques.
Quand le sujet principal utilise son pouvoir, il se transforme Garou-Garou, et on voit que ce sujet est son autre opposant. On peut aussi, pour cette séquence, parler de mise en abyme dans le récit. Car, l’objet se transforme aussi : le pouvoir devient le désir. Ce n’est plus le désir de passer à travers les murs, c’est celui de la situation d’opposant. Dans cette séquence, le vouloir-faire du sujet est devenu l’admiration de son opposant, Garou-Garou, de sa deuxième personnalité, de la situation d’hypocrisie en guillemets.
Séquence 4 : Dutilleul et l’acceptation de sa nouvelle situation : la performance
Dans cette séquence, pour réaliser l’objet de désir d’admiration, le sujet abandonne délibérément l’état de liberté. L’objet de « vouloir-faire » est maintenant devenu son destin (Devoir-faire). Lorsque Dutilleul pénétra dans les locaux de la Santé, il eut l’impression d’être gâté par le sort. L’épaisseur des murs était pour lui un véritable régal. Dans cette séquence, le sujet a désormais atteint son objet désiré, l’admiration de la popularité de Garou-Garou : …ayant effectué un nouveau cambriolage qui mit le comble à sa popularité.
Séquence 5 : Dutilleul et le retour à l’état vaincu précédent : la sanction
Si on divise en trois segment cette séquence, comment comprend-t-on le sujet, Dutilleul, est devenu de nouveau l’état précédent dans le premier segment ? Le directeur accourut en personne et s’emporta jusqu’à proférer des menaces et des injures. Si l’on peut se souvenir, dans la première séquence, le sous-chef maudissait aussi, parlait mal, et puis le sujet se réalise une transformation.
Mais, dans cette séquence, le sujet ne veut plus de transformation : ce n’est pas de transformation interne, mais en physique. Il revient en fait à son point de départ. L’objet de « l’axe du désir » est devenu de nouveau le pouvoir. Il n’a plus de désir pour réaliser les nouveaux « devoir-faire » comme partir en Egypte. Il menait une vie des plus paisibles.
Dans le deuxième segment, un autre adjuvant apparait, Gen Paul qui a le même rôle que le docteur. Il diagnostique la maladie du sujet comme le docteur, et pour le médicament, il parle d’une beauté blonde. Cette blonde devient le nouveau désir du sujet.
Dans le troisième segment, le sujet passe enfin, après avoir répondu à ce désir (faire), à l’état de sanction : Dutilleul eut la contrariété de souffrir de violents maux de tête. Ce mal de tête est aussi l’opposant dont nous avons parlé dans la première séquence. Pour remporter une victoire complète contre cette opposant, il devait utiliser involontairement l’adjuvant, c’est-à-dire le médicament.
En fait, ce choix est sa propre fin car le sujet se rend compte qu’il ne peut contrôler son pouvoir et veut le détruire. En conséquence, Garou-Garou se suicide également en détruisant son propre pouvoir, car Dutilleul est le pouvoir lui-même.
L’analyse du niveau figuratif du récit
Dans la première séquence, l’arrivée du nouveau sous-chef nous montre la volonté de se débarrasser de celui qui est traditionnel. A tel point que l’expression suivante nous exprime la poursuite de la nécessité d’occidentalisation de la société : M. Lécuyer entendit substituer une autre d’un tour plus américain. Et le sujet symbolise ici l’attitude obstinée des traditionalistes : Ecœuré par cette volonté rétrograde qui compromettait le succès de ses réformes, M. Lécuyer avait relégué Dutilleul dans un réduit à demi obscur.
Dans la deuxième séquence, on voit que la société est si fermée aux innovations. A tel point que la tête de Dutilleul regardant sur le mur M. Lécuyer, nous rappelle la pression du système et/ou de la société.
Dans la troisième séquence, cette fois, on voit que la société est devenue corrompue. A tel point que même le vol est glorifié aux yeux du public. Cela rend le voleur célèbre et même digne d’un prix. La sympathie du public allait sans réserve à ce prestigieux cambrioleur qui narguait si joliment la police. D’un autre côté, les administrateurs de l’Etat démissionnaient également.
Enfin, l’auteur parle des relations interdites dans la société, et dans le récit, il évoque les caractéristiques générales de la société parisienne.
Conclusion
Quant à l’analyse profond, nous pouvons tirer de ce récit ; lorsqu’une personne a du pouvoir et qu’elle apprend à en abuser, elle peut même renoncer à sa liberté pour atteindre ses objectifs. Elle oublie même les conseils de ceux qui veulent l’arrêter dans un tiroir. Mais elle détermine toujours sa propre fin à la fin. Il reste coincé dans un mur et laisse une leçon à nous. Aujourd’hui, la présence d’un monument d’un étonnant hommage à Montmartre est un indicateur symbolique.
REFERENCES
- AYME, Marcel. 1943, Le passe-muraille. Editions Le Livre de Poche. (PDF)
- GREIMAS, Algirdas Julien. 1966, Sémantique structurale : recherche de méthode. Presses Universitaires de France.
Avril 2021
